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Le travail à "ferrer les boeufs":
Il appartient au dit « petit patrimoine rural » au même titre que les lavoirs, pompes à eau, puits, etc … que l’on peut encore voir dans la commune, plus ou moins bien conservés.

celui de MAUBEC photo mcmg82
Aux temps où on utilisait principalement la traction animale dans les campagnes pour tirer les attelages, charrettes et charrues, il fallait fréquemment ferrer les animaux de trait, non seulement les chevaux, les ânes et les mulets, mais aussi les bœufs et même les vaches. C’était la tâche dévolue au maréchal-ferrant grâce à un petit édifice spécifique, le « travail » (pluriel : des travails) Ce dernier est constitué de quatre montants verticaux en bois, ou en granite, selon les régions, reliés par des brancards horizontaux et couvert par une petite toiture de bardeaux.
Un joug, un treuil, des chaînes et un repose-pied permettent de maintenir et soulever l’animal. En effet, les bovidés ne peuvent rester sur trois pattes comme les chevaux.
Un usage médical aussi: Des revues médicales du début du XXe siècle (Sources BNF) exposent l’utilité du « travail » lors de la vaccination des bovins, qui, en permettant la précision de la piqure, évite au vaccin de mal se répandre et rendre la viande non comestible. Plus par ICI
Lors de nos balades nous avons trouvé à BELVÈZE 82150, à ESPINAS 82160, à LAMOTHE CUMONT (82500)
Les "cròses" ou le "cròs" (bien prononcer le "s" final)
Les silos à grains, appelés cròses en occitan, sont des fosses creusées dans la terre pour stocker des céréales (blé, orge, millet, etc.).
En occitan, cròs signifie « creux », « trou » ou « fosse ».
Il désigne une fosse aménagée pour conserver le grain, avant les silos modernes.
Utilisé à l’époque gauloise, au Moyen Âge, parfois encore utilisés dans des campagnes jusqu’à l’époque moderne.
On creusait une fosse dans un sol sec, on y déposait le grain, on refermait soigneusement (terre battue, pierres, couvercle). Privé d’air, le grain pouvait se conserver longtemps sans pourrir ni être mangé par les rongeurs.
Au-delà de l’aspect pratique, le cròs pouvait aussi avoir un rôle discret, voire stratégique. Enterrer le grain permettait parfois d’en dissimuler une partie, afin d’éviter qu’il ne soit entièrement prélevé comme redevance en nature par le seigneur.
On retrouve fréquemment ces cròses lors de fouilles archéologiques : elles apparaissent sous forme de fosses circulaires ou en forme de poire, creusées dans le sol, parfois encore remplies de résidus de céréales carbonisées.
Ainsi, le cròs représente un exemple ingénieux de conservation alimentaire et témoigne à la fois des savoir-faire agricoles anciens et des réalités économiques des sociétés rurales.
En en trouve sous les "couverts" d'AUVILLAR (82340)
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